Portrait de Vincenzo Follykoué
Né
Le 22 janvier 1975 à Lomé (Togo)
Vit et travaille
À Paris depuis 2003
Technique
Techniques mixtes : acrylique, collage, procédés de fusion
Pratique
Trente-six ans de création
Instruments
Trompette, baryton, saxophone alto

À propos

Vincent Ekoué Follykoué

Pour lui, l’art est avant tout une célébration de la vie. Autodidacte passionné devenu un professionnel à part entière, il signe ses œuvres Vincenzo.

Né le 22 janvier 1975 à Lomé, Vincent Ekoué Follykoué, dit Vincenzo, est attiré très tôt par le dessin et les couleurs. Dès l'école primaire, ses enseignants remarquent son talent : encore enfant, il passe de classe en classe pour dessiner au tableau noir les croquis de sciences naturelles et les cartes d'histoire-géographie. Son oncle maternel, dessinateur, illustrateur et sculpteur, lui transmet les bases du dessin, des formes et du volume.

Encore écolier, il remporte son premier concours de dessin, sur le thème de l'apartheid. Son œuvre est retenue et diffusée à la télévision nationale togolaise. Il a trouvé sa voie.

Tout bascule en 1994. Il découvre l'œuvre d'Alphonse Sallah et rencontre Sokey Edorh, deux plasticiens du groupe des tractographes, le mouvement nommé par le dramaturge Ayayi Togoata Apedo-Amah. Ces rencontres passent aussi par la musique : trompettiste, il joue en concert et anime des expositions aux côtés de Thierry Nkélly Faha.

Contraint à l'exil comme beaucoup de jeunes Togolais de sa génération, il s'installe d'abord au Bénin, où il s'initie à la sérigraphie et au portrait, puis au Sénégal en 2001, où il commence véritablement à exercer son métier d'artiste plasticien. En 2003, il s'installe avec sa famille à Paris.

Depuis trente-six ans, il explore les émotions, les relations humaines et les expériences qui façonnent l'existence. Ses toiles comme ses sculptures célèbrent la vie, dans ses moments de joie et d'émerveillement comme dans ses périodes de doute ou d'espérance.

« Je n’avais plus qu’une envie : dessiner et faire des tableaux. Les couleurs m’ont vraiment marqué, et depuis j’ai toujours travaillé sans relâche pour trouver ma voie. »

Ses atouts

  • Un talent reconnu très tôtSollicité par ses enseignants dès le primaire, primé enfant et diffusé à la télévision nationale.
  • Une filiation artistique forteFormé par un oncle sculpteur, nourri par Alphonse Sallah et Sokey Edorh, figures des tractographes togolais.
  • Trois disciplines, une seule voixPeintre, sculpteur et trompettiste, il fait dialoguer les couleurs, la matière et le son.
  • Une maîtrise de la matièreAcrylique, collage et procédés de fusion, du portrait à la sérigraphie, jusqu'aux très grands formats.
  • Un parcours entre trois paysLomé, le Bénin, le Sénégal puis Paris : une œuvre enrichie par l'exil et les rencontres.
  • Une ambition intacteFaire découvrir son art au public togolais, exposer en Europe et aux États-Unis, dialoguer avec les artistes du monde.

« Chez Vincenzo Follykoué, la couleur devient un véritable langage : elle ne se contente pas d'habiller la matière, elle porte une émotion et crée un dialogue direct avec le spectateur. »